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 Un soir d’hiver, cent vingt bornes de pluie...l'OAL.

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jc
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MessageSujet: Un soir d’hiver, cent vingt bornes de pluie...l'OAL.   Mar 11 Déc 2007, 12:03 pm

L’OAL, un « orchestre » à part…....Laughing
Un lundi soir d’hiver, soixante bornes de pluie et de froid au menu, je me suis volontairement frotté a une séance de "répète" sur les bons conseil du Docteur Popol "VIENJOUEAVEKNOU", spécialiste ès OAL et reconnu par ses pairs.
Ce soir là, l’OAL s’était doté pour l’occasion des habituels présents, qui ne rateraient ces moments-là pour rien au monde,

Au menu, présentation de quelques nouveautés par un laborieux du dépliant, muni d’un instrument vieux de quarante neuf ans précisément, qui a essayé de ne pas faire trop de « canards », même s’il y avait assez de monde pour les plumer.

Puis, dégrossissage de nouvelles pièces conduites par la Maîtresse de céant, pièces particulièrement appréciées des boutonneux assis en demi-cercle, toutes cages à miel grandes ouvertes. Penchés sur leur partoches, les yeux rivés et les doigts prêts a faire feu en toutes circonstances et sous la baguette magique de leur « Gaby », ils ont rivalisés d’audace en décortiquant une lecture à vue, puis une autre et ainsi de suite dans le but d’arriver à quelque chose d’appréciable pour l’an prochain.
On a aussi vu quelques gouttes de sueur tomber du côté des voix subordonnées, ou le volume sonore n'a pas franchement été en rapport avec la taille des soufflets.
Même le petit « visiteur », du fond, a eu quelques peines à régater.

La pendule du bar commençait a scintiller de tous ses cristaux, ce qui a rappelé à certains qu’il était non pas l’heure d’aller bosser, mais celle de l’apéro. Du coup, les supports à partoches ont rentrés pattes et baleines, pour retrouver leur place respective, les boîtes à chagrin ont retrouvés le confort de leur demeure momentanée.

S’en est suivi un bruit familier, sorte de coup de feu accompagné de près par une mousse dorée et ruisselant le long d’un verre, adjaçant comme il se doit a une marmite presentement frappée d’un mal mystérieux.
La pauvre n’a pas résisté longtemps a l’assaut des deux extrémités de la table qui, main dans la main, lui ont donné le coup de grâce.
Pouquoi cette marmite ? qu'est-ce qu'elle foutait là ????

Citation :
Ah ! La Belle Escalade, Savoyards, Savoyards...
Charles Emmanuel de Savoie est décidé à conquérir le territoire de Genève par tous les moyens, malgré les traités plusieurs fois renouvelés.

A cette époque Genève avait subit la Réforme et était devenue protestante, alors que tous les territoires environnants avaient pour confession le catholicisme.
La Maison de Savoie avec l’accord du Pape et de l’Espagne se mit donc en demeure de conquérir Genève et en faire sa capitale du nord des Alpes.
Pour cela il envoie plusieurs espions dans la ville de Genève pour y relever les plans et les faiblesses des fortifications.
Munit de ces précieux renseignements en plein hiver, le 12 décembre 1602, contre toute attente son armée arriva précautionneusement en silence sous les murs de la ville. Les soldats de l’armée du Duc arrivent à s’infiltrer dans l’enceinte des murailles. Deux sentinelles entendant du bruit, sortent sur le rempart de la Monnaie et tombent nez à nez avec l'avant-garde savoyarde. Le premier est rapidement estourbi, mais le second a le temps de lâcher un coup de mousquet. Surpris par cette attaque nocturne, les Genevois furent tirés de leur sommeil par la Clémence, cloche de la cathédrale Saint-Pierre, qui sonne le tocsin.
Aussitôt un branle bas général envahit la ville et toute une population composée de nobles, artisans, commerçants et soldats descendirent protéger leur cité contre les envahisseurs.
Victorieux au petit matin, les Genevois virent à quoi ils avaient échappé après cette longue nuit de lutte.

Genève ayant signé l'accord de Combourgeoisie, reçoit l’appui des cantons de Bern et Zurich, pour une protection renforcée.
La Paix, signée à Saint Julien en Genevois le 21 juillet 1603, reste précaire et ne sera vraiment entérinée que par le traité de Turin de 1754.

Depuis chaque année la commémoration de cette victoire sur les Savoyards a lieu dans les rues de la vieille ville de Genève.
Prenant de plus ne plus d’importance, la cité de Calvin offre aujourd'hui une manifestation commémorative de grande ampleur..

Durant la semaine précédent la commémoration, des enfants déguisés et mâchurés, vont de bistrot en bistrot, chantant " Ah! La Belle Escalade " , le plus petit faisant la quête auprès des clients. Il est de bon ton de leur glisser une pièce de cent sous ou d'une tune, dans leur escarcelle. Le chant traditionnel "CE QU'E LAINO", en vieux patois genevois, chanson racontant les événements de 1602, est interprété par les plus grands lors de l'Escalade.
Course de l' Escalade.
Le premier dimanche de décembre, une grande course commémorative se déroule dans les rues de la vieille ville de Genève, rassemblant plusieurs milliers de participants, 20 000 en 2006. L'association " Course de l'Escalade" organise depuis 1977, ce grand rassemblement familial
Course du Duc, le parcours historique des troupes savoyardes:
En 2002, lors du 25ème anniversaire de cette course et de la célébration du 400ème anniversaire de la commémoration de l' Escalade, une course particulière à été organisée, la Course du Duc. Il s'agissait de parcourir l'itinéraire emprunté par les troupes du Duc de Savoie pour arriver dans le cœur de la cité. (Cette Itinéraire a été légèrement modifié, pour cause de sécurité et du nombre de participants, mais reste le même dans les grandes lignes.)
Cette course ne devait être qu'unique, mais devant le succès remporté, les organisateurs ont décidé de la reproduire tout les 5 ans.
L'itinéraire part de Reignier en Haute-Savoie, passe devant le château d' Etrembières, se poursuit au pied du Salève avant de plonger le long de l' Arve. vers le Pont de Sierne, Conches, la route de Florissant pour rejoindre le parcours traditionnel à la rue Lefort, et l’arrivée à la Promenade des Bastions.
La Fête de l'Escalade:
Vendredi soir :
La vieille ville voit défiler les troupes armées de piques et mousquets aux sons des fifres, ainsi qu'une garde à cheval patrouillant jusque dans les rues basses.

Point fort du week-end, la procession aux flambeaux, avec plus de 1000 participants en costumes d'époque, défilera dans les rues sombres de la vieille ville et terminera son parcours sur le parvis de la cathédrale devant un feu de joie.
Samedi:
L'on retrouve tout au long de la journée les différentes gardes, fifres et tambours défilant dans les rues de la vieille ville. Des maniements des piques, assurant la défense de rue sont effectuées en plusieurs endroits, et différentes heures. De même, des tirs de mousquets sont présentés à la population avec tout le rituel pour charger les armes. Sont organisé : la visite des tours nord et sud de la cathédrale St Pierre, ainsi que la visite commentée de la salle de l' Alabama, lieu ou siégea un tribunal arbitral mettant fin au conflit opposant les Etats-Unis d'Amérique à la Grande-Bretagne par une sentence prononcée en 1872.
Un autre lieu de visite est le passage de Monestier,(19, rue du Perron ), celui-ci n'est ouvert que ce seul jour de l'année. Un soldat genevois en assura la défense seul, il fut « embroché » par les savoyards, mais la corpulence imposante du défenseur bloqua le passage, interdisant à l'ennemi l'accès à la Cité. Le soir la visite se fait à la lueur des flambeaux, ceci ajoutant encore plus de mystère. Le passage permet également de voir des restes de fortifications romaines.
Un verre de vin chaud est offert aux visiteurs à la sortie du passage.
De la soupe fumante de la Mère Royaume attend les visiteurs sous l'Ancien Arsenal en face de l'Hôtel de Ville, ainsi qu'à la rampe de la Treille, près du canon, ou il vous faudra vous boucher les oreilles lors du tir, ça décoiffe sec...
Dimanche:
Les mêmes programmes donnent lieu aux mêmes réjouissances, sans oublier de casser la marmite de la Mère Royaume.

La Fontaine de l'Escalade réalisée en 1857, au bas de la rue de la Cité, représente quelques épisodes de l'événement : La tentative manquée d'occupation de la ville par les troupes du duc de Savoie
.


La ferveur et l’enthousiasme rarement connu dans une telle société se ressent très facilement et contribue a maintenir une ambiance chaleureuse et prometteuse….
Puis ce fut le retour, le même lundi soir d’hiver, soixante bornes de pluie et de froid plus tard, soir ou, pour la première fois depuis trente cinq ans, je me suis volontairement frotté a un soir de répète OALastique....
Vivement l’an prochain….


PS: je laisse le soin à Popol de compléter ce texte avec les tofs qu'il a tirés sur le vif ce soir là.....!
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