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 Les "Bayan"

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jc
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MessageSujet: Les "Bayan"   Ven 10 Nov 2017, 09:10

L’accordéon de concert possède un déclencheur qui est un système mécanique permettant de transformer le clavier main gauche de façon à lui donner la même configuration chromatique que celui de la main droite (autrement dit, les 2 claviers sont identiques) ; on peut donc passer alternativement des basses composées aux basses chromatiques
Depuis le début du 20ème siècle, quelques précurseurs s’acharnent à sortir l’accordéon de sa réputation populaire et de l’élever au rang d' »instrument savant ». Divers systèmes ont été testé dans le but de doter l’instrument de 2 claviers parfaitement identiques. Ces recherches ont conduit à deux modèles :
– l’accordéon à basses chromatiques dont le clavier d’accompagnement se transforme alternativement en clavier à basses composées (avec les accords déja formés pour plus d’informations, voir l’organisation du clavier d’accompagnement) et en basses chromatiques donc parfaitement identique au clavier chant.
– l’harmonéon mis au point en 1948 par Perre Monichon présentant uniquement les 2 claviers (accompagnement et chant) identiques.
Ces progrés ont permis aux accordéonistes de montrer les possibilitées de l’accordéon et surtout de pouvoir retranscrire pratiquement n’importe quelle oeuvre classique pour piano par exemple. Cela permet d’intégrer l’accordéon qui était jusque là refusé dans les conservatoires jugé comme un instrument trop « facile » à cause de son clavier comportant les accords déja formés.
La date de création de la classe d’accordéon sous la direction de Max Bonnay au CNSM de Paris est une date très importante pour l’évolution de l’accordéon en France. En effet, elle témoigne d’une reconnaissance tardive de l’accordéon en tant qu’instrument à part entière. Ce n’est que depuis 1986 qu’en France, sous l’impulsion de Marcel Azzola, Frédéric Guérouet, Max Bonnay, Myriam Bonnin l’accordéon est reconnu par le ministère de la culture et prend peu à peu se place au sein des écoles de musiques et conservatoires.
Cependant, l’accordéon de concert est actuellement pratiqué par environ 10% des accordéonistes.
Malgré la reconnaissance de l’accordéon en tant qu’instrument de musique « classique ou savante » nombreux sont ceux qui n’osent appeler leur instrument mais on préféré l’appeler accordéon de concert, accordéon classique ou même bayan de peur de raviver une connotation populaire
Les 23 et 24 mai 2008, en région parisienne, l'accordéoniste Sergio Tomassi, en qualité de directeur artistique, et la municipalité de Drancy(93), organisaient ce festival d'accordéon en hommage à l'école russe. C'est la premiere fois qu'une telle manifestation dédiée à l'histoire des 100 ans du bayan russe se produisait en France.
 
Le vendredi 23 mai 2008, ouverture du festival avec l'Orchestre d'Accordéon du Conservatoire de Drancy.
Puis c'est l'accordéoniste ukrainien Bogdan Nesterenko, vainqueur du Grand-Prix de Roubaix en 2007, qui est venu du Kharkiv pour poursuivre sa carriere artistique au nord de la France.
Bogdan Nesterenko a interprété L'hiver des 4 saisons de Vivaldi, ainsi que des pièces de Kukuzenko, Derbenko, Vlasov et des arrangements sur des thèmes folkloriques.
Ensuite le relai a été pris par Roman Jbanov (lauréat des concours internationaux, vainqueur du Trophée Mondial 1997 à Andorre)
Roman Jbanov, concertiste et professeur d'accordéon au Centre National et International de Musique et d'Accordéon (CNIMA), impliqué d'ailleurs dans l'organisation de ce festival puisqu'il a participé à la programmation des artistes.
L'accordéoniste Bogdan Nesterenko a interprété des pièces de compositeurs russes : Na Un Kin, Semionov, Novikov, Derbenko, Sourkov, Panitski, mais il a aussi interprété des pièces de l'accordéoniste et compositeur français Franck Angelis, avec qui il a travaillé plusieurs années.
En clôture ce premier jour de festival, Fridrich Lips, le maitre du bayan en Russie, a fait découvrir les pièces de Gubaidulina, Beulman, Sourkov, Rossini et Shubert.
Source : http://sylviejamet.over-blog.com/article-20022575.html

Le terme bayan nous vient de la Russie dont la culture a fortement marqué l'histoire de l'accordéon. Il fait référence à un légendaire poète et musicien slave du IX-Xe siècle. Celui-ci a tout d'abord donné son nom à l'harmonica, ancêtre de l'accordéon. Le nom a été conservé à la création de l'accordéon à boutons russe qui a, par la suite, été doté d'un système à déclencheur.
Les qualités de cet instrument se sont répandues à travers toute l'Europe. Le nom a notamment été adopté par plusieurs facteurs italiens pour des modèles haut de gamme qui s'inspirent du bayan traditionnel russe.
Caractéristiques :  
Comme tous les basses chromatiques modernes, cet instrument est équipé d'un convertisseur pour l'utilisation en basses standard (ou composées).
Clavier
Le clavier main droite possède 106 boutons répartis sur 5 rangs (avec parfois un bouton muet en plus sur le 4e rang pour une symétrie plus esthétique). L'étendue de 64 notes va habituellement du mi au sol. Il dispose de 15 registres et 7 mentonnières le plus souvent.
Le clavier main gauche a 6 rangs de 20 boutons chacun, avec 4 rangs pour la partie basses chromatiques. L'étendue de 58 notes va généralement du mi au do# (3 boutons muets dans ce cas).
Sur les modèles russes on remarque une organisation de clavier spécifique : la note do est située sur le 3e rang pour la main droite et les graves se trouvent en bas de l'instrument pour la main gauche. Sur le système italien, utilisé en France, le do est situé sur le 1er rang et les notes graves de la main gauche se trouvent en haut de l'instrument.
Musique
Le bayan russe se distingue également des basses chromatiques occidentaux par sa musique.
D'une part les anches sont montées sur plaque plutôt que sur châssis individuels. Cette technique rendant le remplacement de lames cassées plus délicat dans le cas d'un montage riveté, de nos jours les lames sont de plus en plus souvent vissées.
Depuis une dizaine d'années, les fabricants italiens produisent leurs modèles de concert avec des basses montées sur plaque.
Les lames russes présentent par ailleurs un profil rectangulaire, alors que pour la musique italienne, notamment, ceci est réservé aux meilleures productions (a mano), le profil habituel étant trapézoïdal.
Ces aspects apportent à la musique plus de richesse harmonique et de puissance.
Fabricants
On peut citer le fabricant russe Jupiter comme l'un des grands héritiers de la tradition du bayan

Un bayan
Le bayan ou accordéon chromatique, est apparu vers 18501. Son usage s’est développé au début du XXe siècle. Il doit son nom au légendaire vieux chanteur et narrateur russe (ou slave) Bayan (ou Boyan) qui se produisit devant plusieurs princes au XIe siècle. Il existe sous deux formes, accordéon chromatique à l'origine puis accordéon basses chromatiques.
Le bayan est doté d’un clavier de 105 boutons disposés sur 5 rangées (pour la main droite), et d’un clavier de 120 boutons disposés sur 6 rangées (pour la main gauche). Le système main gauche est caractérisé par un « déclencheur » permettant de convertir le clavier traditionnel à basses composées (un bouton correspond à un accord) en un clavier chromatique à basses libres (un bouton correspond à une note).
De par la conception du bayan, le timbre de l’instrument est différent des accordéons occidentaux et les basses sont plus amples ; grâce à l’emploi d'anches de formes et matériaux différents, plusieurs sonorités sont possibles pour une même note, et un système de registres permet de varier le timbre. La commande de ces registres se fait par 16 touches situées au-dessus du clavier droit.
Jeu[modifier | modifier le code]
Le bayan dans sa forme la plus évoluée donne toutes les notes de la gamme chromatique tempérée, et la disposition des touches permet de jouer dans n’importe quelle tonalité sans changer de doigté. Grâce à l’étendue qu’offre l’instrument et la qualité de son timbre, ce modèle complet d'instrument permet d'aborder tous types de musiques de l'époque baroque à nos jours ; il est souvent utilisé par des virtuoses qui interprètent aussi bien de la musique classique que de la musique contemporaine.

Reproduction du clavier main gauche d'un bayan (120 basses)
Si les œuvres originales pour cet instrument n'existent qu'à partir de la première moitié du XXe siècle, les accordéonistes ont accès aux œuvres antérieures par la réalisation de transcriptions de pièces pour orgue, piano, clavecin, accessibles souvent sans toucher à l'écriture (la disposition de la main gauche de l'accordéon permet souvent de jouer les parties de pédalier et de main gauche de l'orgue sans difficulté), mais aussi œuvres pour orchestres ou autres formations.
1850). Transcription du mot russe баян. Ce mot vient de Bayan (ou Boyan), chanteur et narrateur russe légendaire du XIe siècle.
https://www.youtube.com/watch?v=fi4jV4BAWEY
En 1870, le chromatisme est installé. En 1907, Orlanski-Titarenko propose de donner le nom du barde légendaire Boïan à cet accordéon chromatique proche de l’orgue, le baïan, ou baïane, qu’il vient de construire. Il est enrichi à la main droite de quatre octaves et de registres variés ; à la main gauche, de six rangées générant cent bassettes à déclenchement et aux accords préparés et il est construit en famille du piccolo à la contrebasse. Glazounov, Ippolitov-Ivanov, Nogaïev, Zolatarev, bon nombre de compositeurs écrivent pour ces instruments et leurs virtuoses concertistes, garmonistes et baïanistes.
Garmonikas russes : de Elets, de Saratov, de Tcherepovets. La musique instrumentale russe, dont les origines sont intimement mêlées aux rites païens des Vieux Slaves puis à l’influence byzantine, prend son essor en Russie kiévienne au Xe siècle. Le peuple russe, si doué musicalement, ne pouvait vivre sans instruments, comme en témoignent bien des documents anciens et tout spécialement cette miniature du Psautier de Khioudov (XIIIe siècle). L’étude que l’on vient de lire a voulu mettre en lumière une richesse trop peu connue.
Cette tradition musicale, à la fois artisanale et artistique, s’est considérablement enrichie au cours des siècles et, aujourd’hui encore, elle constitue un vivant témoignage de la valeur de cette création populaire ou de ce folklore. On peut même dire que cet art musical du peuple russe tout comme l’artisanat instrumental qu’il implique, constituent un irrécusable témoignage de son riche passé.
Il a semblé éclairant d’en dresser un tableau quelque peu détaillé sinon exhaustif pour mieux en faire connaître la richesse, la variété et l’originalité. Car, s’il n’est pas question de réduire l’art musical russe à sa composante populaire, il ne faudrait pas sous-estimer l’importance et la qualité de cette source majeure de la tradition artistique de la Russie d’hier et d’aujourd’hui.

La Garmon’, l’Akkordeone et le Baïane
Гармонь, Akkordeon и Баян






Andréïev n’a jamais voulu introduire l’accordéon dans son célèbre orchestre, bien qu’il eut joué à la perfection et depuis tout jeune de la garmochka "tchérépachka", sorte de concertina diatonique. Après sa mort, l’Orchestre Grand-Russien et tous les autres orchestres de type similaire se virent dotés de la famille ou des représentants de la large famille des garmochkas, baïanes et akkordéones.

Garmon’ garmônika, garmôchka, autant de dénominations, quand elles ne sont pas encore spécifiées par leur région, de l’accordéon diatonique à boutons : Toulskié, Kassimovskié, Bologoïskié, Saratovskié, Elétskié, Livénskié, Niévskié, Moskovskié, Sibirskié garmoniki, etc. Un an après sa création, l’accordion, inventé par l’Autrichien C. Dieman, est importé à la foire de Nijni-Novgorod en 1830.

Il va être reconstruit, russifié par Sizov, Tchouikov, Vorontsov, Emilianov. La production sera limitée d’abord à Toula où l’on fabriquait les samovars. Puis, chaque région créera sa propre garmochka en la modifiant quelque peu.

Ainsi naissent les khrômki, les tchérépâchki, etc. D’ultimes améliorations seront ajoutées par Bakanov, Béloborodov, Stériigov, pour donner l’akkordéone à clavier, dont les basses sont à boutons. Son système est du type tiré-poussé pour chaque note différente. Un soufflet en tissu coloré ou en carton fort, des armatures métalliques, des sommiers en bois, des lamelles en alliage, des poignets en cuir, des ornements en argent, marqueterie ou nacre en font un instrument attrayant. Le timbre est bonifié, mais les modes diatoniques en faisaient au début un instrument étranger aux modes russes purs, lydiens, doriens et surtout mixolydiens.

En 1870, le chromatisme est installé. En 1907, Orlanski-Titarenko propose de donner le nom du barde légendaire Boïan à cet accordéon chromatique proche de l’orgue, le baïan, ou baïane, qu’il vient de construire. Il est enrichi à la main droite de quatre octaves et de registres variés ; à la main gauche, de six rangées générant cent bassettes à déclenchement et aux accords préparés et il est construit en famille du piccolo à la contrebasse. Glazounov, Ippolitov-Ivanov, Nogaïev, Zolatarev, bon nombre de compositeurs écrivent pour ces instruments et leurs virtuoses concertistes, garmonistes et baïanistes.

Garmonikas russes : de Elets, de Saratov, de Tcherepovets. La musique instrumentale russe, dont les origines sont intimement mêlées aux rites païens des Vieux Slaves puis à l’influence byzantine, prend son essor en Russie kiévienne au Xe siècle. Le peuple russe, si doué musicalement, ne pouvait vivre sans instruments, comme en témoignent bien des documents anciens et tout spécialement cette miniature du Psautier de Khioudov (XIIIe siècle). L’étude que l’on vient de lire a voulu mettre en lumière une richesse trop peu connue.

Cette tradition musicale, à la fois artisanale et artistique, s’est considérablement enrichie au cours des siècles et, aujourd’hui encore, elle constitue un vivant témoignage de la valeur de cette création populaire ou de ce folklore. On peut même dire que cet art musical du peuple russe tout comme l’artisanat instrumental qu’il implique, constituent un irrécusable témoignage de son riche passé.

Il a semblé éclairant d’en dresser un tableau quelque peu détaillé sinon exhaustif pour mieux en faire connaître la richesse, la variété et l’originalité. Car, s’il n’est pas question de réduire l’art musical russe à sa composante populaire, il ne faudrait pas sous-estimer l’importance et la qualité de cette source majeure de la tradition artistique de la Russie d’hier et d’aujourd’hui.


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Les instruments de musique traditionnelle russe (par Micha Makarenko)
IDIOPHONES


1. Kopytsa
2. Korobotchka
3. Lojki
4. Palotchki
5. Roubél
6. Tréchtchotka
7. Barabanka
8. Bilo


MEMBRAPHONES


1. Barabane
2. Boubèn
3. Nakry
4. Kokochnik
5. Nabat
6. Touloumbas
CORDOPHONES


1. Gousli
2. Goudok
3. Lira
4. Domra
5. Balalaïka
6. Bandourka
7. Guitara


METALLOPHONES


1. Boubèntsy
2. Kolokola
3. Kolokoltchiki
4. Tariélka
5. Tréougolnik
6. Briatsalo
AEROPHONES


1. Rog
2. Rojok
3. Doudka
4. Kouguikly
5. Tarélotchki
6. Sopél
7. Sviriél
8. Svistiélki
9. Briolka
10. Jaléïka
11. Sournà
12. Volynka

HEMI-IDIOPHONES


1. Garmonika
2. Akkordéone
3. Baïane


LAMELLOPHONE


1. Vargane

Source : http://www.russie.net/La-Garmon-l-Akkordeone-et-le-Baiane

https://www.youtube.com/watch?v=XD2QJNR22v0

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